top of page
  • idinant

Byung-Chul Han

Dernière mise à jour : 23 juil. 2023


Comme amené il y a quelques jours, même si Foucault est le philosophe central du premier cycle d' ateliers, d’autres philosophes conformeront la base théorique générale de ce cycle d’ateliers. Ceci permettra, d’une part, de faire dialoguer sa pensée et, surtout, de comprendre comment celle-ci, établie dans les années ’70-‘80, peut être comprise et utile dans notre société actuelle.


Lors de la préparation des ateliers, j’ai découvert Byung-Chul Han.

Il m’a profondément bousculée et interpellée.

Il a, définitivement, fait avancer ma pensée.


Ce philosophe est contemporain à Foucault.

Ce philosophe, comme Barbara Stiegler d’ailleurs, considère que Foucault est resté à la porte de l’application de la biopolitique au néolibéralisme.

C’est pour cela, qu’il est important de prendre en considération la manière dont d’autres philosophes ont abordé la pensée de Foucault dans la contemporanéité.


Pour Han, la biopolitique reste dans les corps (la masse productive et reproductive).

Elle reste dans la conduction des corps, sans entrer dans la psyché.

Hors, pour cet auteur, cette approche n’est pas adaptée à la période néolibérale : celle-ci « attaque l’âme ».


Au contraire de la technique de pouvoir libérale fondée sur le pouvoir disciplinaire et la norme, dans le cadre néolibéral : le pouvoir n’exerce aucune contrainte disciplinaire.

D’une certaine manière la norme disparait, pour laisser place à la liberté.

De la sorte, la psychopolitique néolibérale apparait comme positive, comme ouverte aux possibles, comme emprunte de liberté.


Dans cette conjoncture, le contrôle opère par les paires, par un contrôle horizontal, autogéré. Autogéré par l’individu et la collectivité.

Ceci amène une auto-exploitation du sujet par lui-même.


Pour Han, la psychopolotique substitue la biopolitique.

Je ne suis pas d’accord.

Je pense que la dimension de la psychopolitique est fondamentale et qu’il est très important de la prendre en compte.

Cependant, je pense que, d’une part, notre socialisation, à ce jour, passe encore par l’application des dispositifs propres à la biopolitique. En ce sens, il reste fondamental de réaliser la décolonisation du discours qui, certes, en est devenue peut-être (encore) plus complexe.

C’est-à-dire, le souci de soi doit rester central et sa quête passe par l’identification de dispositifs et apparatus d’État propre au pouvoir disciplinaire.


C’est, néanmoins, à partir de là que, d’autre part, une lecture de « nos vérités » peut être réalisée au travers du prisme de la psychopolitique.

Ceci nous permettra de comprendre et d’approfondir la question de la liberté aujourd’hui, dans une société qui base son discours sur celle-ci.

Pour se faire, nous pourrons nous poser les questions suivantes :

Est-ce que je ce que je considère comme ma liberté l’est vraiment ?

Combien de ce que je considère comme ma liberté, nourri une certaine auto-exploitation sociale, professionnel, familiale ?


Ressource:

Han, Byung-Chul. Psychopolitique: le néolibéralisme et les nouvelles techniques de pouvoir. Éditions Circé, 2016.

8 vues0 commentaire

Comments


bottom of page